Cyclotourisme, la plus belle échappée des Hauts-de-France

Amateurs ou chevronnés, solitaires ou communautaires, réguliers ou occasionnels, exploratrices ou flâneuses… au vu de ses adeptes, difficile de faire plus rassembleur que le cyclotourisme pour allier décompression, activité physique et découverte du territoire.

La région n’y va pas par quatre chemins

Les Hauts-de-France offrent un terrain de jeu de 2 250 km de véloroutes et voies vertes. Tour d’horizon de vos futurs itinéraires de rencontres.

En haut des Hauts, le Nord s’impose comme le roi des “Points-Nœuds”. Ce système astucieux, venu des voisins flamands, permet de composer son parcours à la carte en suivant simplement les numéros d’intersections sur les panneaux qui jonchent le territoire. Des chiffres à suivre !

Notre sélection : La Voie Verte de l’Avesnois. Une immersion au cœur des bocages, le long d’une ancienne voie ferrée réhabilitée.

Le Pas-de-Calais, quant à lui, s’affirme comme le maillot jaune de la fréquentation avec près de 774 000 passages de cyclistes enregistrés. C’est ici que bat le cœur de la célèbre Vélomaritime (EV4), avec un point d’orgue spectaculaire sur le grand site des Deux Caps (Blanc-Nez et Gris-Nez).

Notre sélection : La Véloroute de la Mémoire (V32) entre Arras et Amiens (90 km) pour les passionnés d’histoire, ou la vertigineuse boucle côtière Boulogne-Calais.

Puis, dans la Somme, où se côtoient forêts majestueuses, baie sauvage et patrimoine gothique, mettez le cap sur le slow tourisme. Ici, le réseau cyclable tisse un lien unique entre écrins sauvages et grands témoins de l’Histoire, invitant à un voyage contemplatif.

Notre sélection : La Traversée de la Baie de Somme (reliant Le Crotoy à Saint-Valery-sur-Somme) et la Véloroute de la Vallée de la Somme. On y pédale au milieu des oiseaux, des hortillonnages et, avec un peu de chance, des phoques.

Ensuite, le patrimoine prend du relief dans l’Aisne qui présente un profil plus vallonné, idéal pour s’évader tout en s’offrant une parenthèse culturelle. C’est ici, entre nature sauvage et églises fortifiées, que la Scandibérique (EV3) dévoile ses beaux panoramas axonais.

Notre sélection : La Voie Verte de l’Ailette (17 km), exclusivement réservée aux vélos ou les petites routes sinueuses autour de la cité médiévale de Laon.

Enfin, pour un trait d’union féérique, l’Oise est le segment incontournable de l’icône européenne — l’Avenue Verte Londres-Paris (V51) — avec ses châteaux enchanteurs et les célèbres massifs forestiers tels que Compiègne et Chantilly.

Notre sélection : La boucle de la forêt de Compiègne via le château de Pierrefonds, digne d’un conte de fées (environ 33 km). Une alliance enchanteresse entre la majesté des arbres centenaires et celle des pierres sculptées.

Actualité : Et si l’enfer c’était le paradis ?

La région vient de s’enrichir d’un itinéraire d’exception : la Véloroute du Paris-Roubaix (V365). Longue de près de 95 kilomètres au départ de Valenciennes, elle permet de s’approprier la légende de la plus célèbre des courses classiques, mais à son propre rythme.

La grande force de cet itinéraire est sa modularité. Les cyclistes ont le choix à chaque étape stratégique : bifurquer vers les secteurs pavés mythiques pour s’offrir une bonne dose d’adrénaline et de frissons (comme la terrible Trouée d’Arenberg ou le Carrefour de l’Arbre), ou préférer la variante sur routes calmes et voies vertes accueillantes, idéale pour une itinérance paisible en famille.

Plus qu’un défi sportif, cette véloroute est une plongée nature et historique. Le tracé traverse le Parc naturel régional Scarpe-Escaut et longe les anciens sites miniers réhabilités (patrimoine mondial de l’UNESCO).

Gravel et bikepacking : focus sur les nouvelles pratiques

Bousculant le cyclotourisme traditionnel, le gravel et le bikepacking redéfinissent l’aventure à vélo dans la région.

Véritable couteau suisse, le gravel – vélo hybride doté d’un guidon de course et de pneus larges – combine la vitesse d’un vélo de route et la robustesse d’un VTT, s’adaptant aussi bien aux pavés qu’au schiste des terrils ou aux chemins forestiers.

Il s’associe naturellement au bikepacking, l’art de voyager ultra-léger, grâce à des sacoches souples fixées directement sur le cadre, sans porte-bagages pesant, pour encore plus de liberté.

LE TÉMOIGNAGE

Frédéric TILLY, Président de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes Hauts-de-France

À gauche, Frédéric TILLY et à droite, Yves MOCHÉ.

Avec mon confrère, Yves MOCHÉ, avec qui je suis en charge du Club Actions sportives des instances, on souhaitait, à travers notre participation à la course cycliste Lille-Hardelot, allier notre intérêt pour cette pratique avec l’envie de partager des moments avec d’autres consœurs et confrères de la région. Nous rassemblons maintenant les “50 dossards” que nous réservons auprès des organisateurs dans le cadre d’un partenariat annuel. Depuis 5 ans maintenant, experts-comptables, commissaires aux comptes et collaborateurs roulent sous les couleurs des instances, avec un même maillot, pour parcourir les 160 km qui mènent de la capitale des Flandres à la station de la côte d’Opale. Également, l’Amicale Sportive des Experts-Comptables et des Commissaires aux comptes – AMISEC, dont je suis membre, organise une randonnée cycliste originale qui, chaque année, relie l’ancien site du congrès national au futur site ! Ainsi, cette année la sortie mènera de Lyon à Paris. L’occasion de rassembler les consœurs et confrères des autres régions sur des parcours qui évoluent chaque année.

Coup de cœur personnel : j’aime bien la Chti bike qui relie la France à la Belgique et passe par les monts des Flandres mais elle est plutôt réservée aux amateurs expérimentés !

Le sens de l’accueil

Les cyclotouristes bénéficient d’un maillage de services sur tout le territoire des Hauts-de-France avec notamment le label national “Accueil Vélo”déployé largement le long des grands itinéraires (EuroVelo 3, 4 et 5, Avenue Verte London-Paris, Vallée de la Somme). L’accueil, relayé par des campings, des hôtels, des chambres d’hôtes ou des gîtes garantit des haltes avec stationnement sécurisé, recharge de batteries et kits d’assistance.
Dans cet art de recevoir, on retrouve également les “Cafés Rando “ (plus de 121 établissements labellisés), lieux de pause où il fait bon vivre et les “Bistrots de Pays”, haltes gourmandes au cœur des villages.
Et, de plus en plus, le vélo fait sa place dans les villes et les villages, avec la création notamment d’abris sécurisés.

Vous cherchez le haut des Hauts ?

Cap sur l’Aisne et les confins de la Thiérache ! C’est ici, du côté de Watigny et de la forêt de Saint-Michel, que la région Hauts-de-France culmine secrètement à son point le plus haut, atteignant fièrement 295 mètres d’altitude. Prenez garde à ne pas le sous-estimer car le “toit régional”, niché à la frontière franco-belge, offre un profil vallonné qui réserve de sacrées sensations aux cyclotouristes. “Excellente condition physique nécessaire” selon l’application Komoot.

Pour aller plus loin dans l’échappée :
tourisme-en-hautsdefrance.com
francevelotourisme.com/accueil-velo
weekend-hautsdefrance.com
Et les sites des départements.

Le défi découverte : Qui suis-je ?

Le village se décrit lui-même de cette manière : « grind’église, bieu catieu, s’tête dins chès camps, chès pieds dins l’ieu ».

Réponse :

Le village de Long